11/05/2020

Trégor Espaces Piétons

Bonjour à tous,

Une nouvelle association vient de se créer : TREGOR ESPACES PIETONS. Elle concerne la vie du piéton en TREGOR. Elle nous concerne tous et tout naturellement l'APSIG soutient cette initiative.
En particulier, vous le savez , nous militons depuis plusieurs années pour la création d'une voie douce entre Penvern et Ile Grande. Pouvoir marcher, se déplacer autrement que sur le talus à l'approche de l'Ile ne semble plus un luxe !
Pour l'APSIG cette association peut être un relais efficace pour faire évoluer ce sujet, et bien entendu tous les sujets concernant nos usages de la route.


Nous vous proposons de découvrir les pages et blog qui lui sont consacrés et cliquant sur :

https://www.tregorpietons.fr/ 

https://www.facebook.com/tregorpietons/

02/05/2020

Rêve de mer

A l'occasion de travaux d'agrandissement REVE de MER avait fait déposer des résidus de chantier en bordure de leur terrain. Le but étant de limiter les accès sauvages de véhicules et d'améliorer la sécurité d'un terrain dans lequel des enfants sont amenés à jouer. 
Nous avions alerté la directrice de l'établissement à la fois sur la qualité des matériaux récupérés et sur le non sens qui consiste pour chaque chantier à transformer en talus des matériaux non triés et non traités, alors même qu'il existe une loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte qui a prévu plusieurs dispositions fortes en faveur du recyclage des déchets du BTP afin de créer un environnement favorable au développement de la valorisation de ces déchets.
La direction de l'établissement a fait retirer ce talus. Nous apprécions cette démarche positive et une fois encore, encourageons tous ceux qui réalisent des travaux sur Ile grande à ne pas céder à la facilité et imposer aux entreprises de faire recycler les déchets et débris de travaux.

19/04/2020

Histoires de virus...

Les événements actuels semblent nous surprendre, nous qui nous pensions définitivement à l'abri dans nos sociétés éduquées et modernes ! Partout dans le monde des chercheurs et analystes étudient les causes et l'évolution des épidémies modernes. La connaissance acquise dans ces domaines est exceptionnelle et il est impossible de passer à côté de ces informations.

L'environnement nous concerne directement, il nous concerne à tout niveau. Nous sommes au cœur d'une "crise" environnementale dont les conséquences nous sautent à la figure avec brutalité érodant au passage les espoirs naïfs du miracle technologique sur lequel nous transposons régulièrement nos espoirs sans même envisager d'améliorer nos comportements.
Des amis de l'APSIG, curieux et bon lecteurs, nous proposent de lire cette page...

Bonne lecture !



04/04/2020

Le petit chat est mort...

C’est l’histoire d’un petit chat adorable qui vivait rue du port à Ile Grande. Tous les jours en revenant à pied du port de St SAUVEUR où l’on peut acheter un peu de poisson, ce petit chat noir apparaissait sur un muret. Ses intentions, en se roulant devant les passants, étaient de bien montrer à quel point les caresses humaines faisaient partie de sa « sociabilisation ». Et cette odeur de poisson frais n’est pas déplaisante !
Avec le confinement, les voitures se sont faites plus rares, et parfois, des heures durant on n’entendait plus que le chant des oiseaux. Le petit chat s’est alors intéressé à l’autre côté de la rue, bravant les mises en garde. Tout paraissait si calme.
Ce matin vers 11 heures, il a traversé.
Une grosse voiture blanche a déboulé à fond la caisse, et le petit chat a fini de l’autre côté. C’était bien son projet initial, mais il n’en reviendra pas !
Peut-on s'effrayer si « mamie » avait traversé à ce moment là… (la voiture qui se rendait à St SAUVEUR ne s’est pas arrêtée)
Alors que la plupart d’entre nous sont confinés, que nous disposons d’une relation au temps radicalement transformée, certains trouvent encore le moyen de traverser Ile Grande en voiture à fond les ballons, comme s’ils disposaient d’une dérogation les autorisant à dépasser une vitesse pourtant limitée à 30km/heure.
A 30km/h, le petit chat serait revenu à la maison. Et demain, il serait monté sur le muret…
Il n’y a pas que le virus qui tue, l’incivisme fait des ravages.
Et pendant que le sort du petit chat nous occupait, d’autres sont allés déposer leurs déchets plus où moins verts dans des chemins écartés de l’ile, calculant « qu’un autre » se chargerait certainement de ramasser ce qui fait désordre chez soi, dans « son joli petit jardin », où rien ne dépasse, pas même la conscience...

29/03/2020

Les années 70, c'est fini M. REITZAUM !

Réaction suite au courrier d’un certain Frédéric REITZBAUM…

En mars 2018 l’APSIG est intervenue en mairie de TREBEURDEN pour signaler une construction illicite au 28 route de L’Ile Grande. La construction n’ayant pas fait l’objet d’un dépôt de permis de construire, la mairie a fait arrêter les travaux,  sur demande de l'APSIG. Pour rappel, nous sommes ici en zone naturelle et dans la bande littorale des 100 m. L’APSIG est donc fondée à intervenir dans le cadre de ses statuts.
A l’été 2019 le propriétaire de l'époque jette l’éponge, reconnaît indirectement ses erreurs, puis décide de vendre son terrain non constructible. 
Le 1er juillet 2019, le maire de TREBEURDEN, Alain FAIVRE me convoque en mairie au titre de ma fonction de président de l’APSIG. Il est accompagné de M. Pierre PELLIARD, adjoint à l’urbanisme. Le maire me présente M. Frédéric REITZAUM qui selon les propos échangés envisage d’acheter le terrain concerné au 28 route de l’Ile Grande. Monsieur le maire de TREBEURDEN me demande si notre association entend « poursuivre » et attaquer en justice le nouveau propriétaire si les travaux reprennent. Notre association agit exclusivement en alerte, mais rien ne peut préjuger qu’une autre démarche ne soit intentée, justifiée par le seul respect de la loi littoral. L'un des objectifs de cette loi est de sauvegarder les dunes et la végétation qui les protège contre le vent, l'une des sources d'érosion. Toute agression contre la dune (engins de terrassement, construction, destruction de végétation à croissance très lente) ne fait qu'accélérer les effets de l'érosion naturelle à laquelle s'ajoute l'inévitable montée des eaux qui viennent déjà lécher les limites de "la propriété", condamnée à plus ou moins long terme. 
Malgré cette mise en garde, M. REITZAUM achète ce terrain non constructible, en connaissance de cause. 
Il y a quelques semaines, les travaux reprennent, cette fois pour poser un système autonome d’épuration. M. REITZAUM est rapidement et loyalement informé des suites juridiques auxquelles il s’expose : la loi littoral sera défendue. 
Dans un long courrier, en réaction, M. REITZAUM m’écrit une lettre de trois pages pleine de sous-entendus et d’attaques personnelles contre lesquelles je n'ai pas à me défendre, face à cette personne qui tente de jeter un trouble sur ma « probité ». 
Je lance ici un message clair à M. REITZAUM, vos attaques personnelles n’écarteront pas le seul vrai problème auquel vous devrez faire face dans les semaines et mois à venir, le respect de la loi littoral !
Et si vous ne deviez retenir qu’un seul fait, c’est que vous avez été loyalement prévenu avant même se signer votre achat quand Alain FAIVRE, maire de TREBEURDEN nous a réunis à votre demande, en sa mairie le 1er juillet 2019.
Inutile donc de vous perdre dans des « fake news condamnées à faire pschitt ».

Je dénonce le comportement de gens qui bafouent les règles collectives de protection environnementales d'une part en estimant disposer de « contacts » et des moyens utiles à la réalisation de leurs desseins personnels, d'autre part en tentant de faire passer les représentants d’associations pour des « fachos » (dans le texte de la lettre) manquant de probité ! Curieuses références : les « fachos » seraient donc devenus ceux qui tentent de faire respecter une loi votée démocratiquement...
A cela nous opposerons compétence et rigueur, et nous sommes armés pour résister intelligemment à des pressions d’un autre temps en ce qui concerne la France...
De nombreux scientifiques internationaux estiment que la situation sanitaire dramatique qui traverse l’Europe trouve source dans le dérèglement « écologique » majeur que subit la planète, comme dans les pratiques humaines inadaptées. 
Dans ce contexte,  agir à notre échelle en respectant les lois qui protègent cet environnement collectif n’est pas une hérésie.
Que les uns ou les autres ne comprennent pas les motivations exprimées par notre résilience, face aux abus environnementaux locaux est regrettable, mais ce qui importe c’est d’agir, ici dans notre « village », avec le courage nécessaire.
M. REITZAUM est lui, guidé par un choix personnel : construire en bord de mer sur un espace naturel protégé, non constructible et soumis à la loi littoral. 
Ce n’est pas seulement une erreur, c’est révélateur d’un décalage culturel majeur. Nous n’appartenons pas à la même génération de conscience collective.
Les années 70, c’est fini M. REITZAUM !

François LUCE

08/03/2020

Un peu de cohérence !

Ce dimanche, c'est le ramassage des déchets sur l'estran à Ile Grande. L'APSIG ne participe pas pour manifester sa "colère". Tout au long de l'année nous intervenons pour tenter de limiter les apports de déchets venant de terre. A plusieurs reprises nous avons demandé à la mairie de modifier l'ancrage de la poubelle du port de St Sauveur, car à chaque coup de vent celle-ci se déverse sur la voie publique, sur le quai et dans l'eau ! Or dans ce genre de poubelles on trouve de tout, et beaucoup de plastique ! Constat : ça part à la mer ! Non décidément, tous les déchets qui se ramassent ici, sur les plages ne proviennent pas d'Inde ou du Pakistan !

Dans un autre domaine, il existe une mode tacitement autorisée qui consiste à faire des talus avec ses déchets... Quoi de plus simple en effet (et de plus économique) que de faire un tas avec des morceaux de PVC, de plastique, de débris en tout genre et monter un joli talus qui durant des décennies polluera un site proche de l'eau et souvent est en bordure de zone naturelle... Mais qu'importe, le silence de la mairie est assourdissant alors même que le maire dispose d'un pouvoir évident en la matière.  Pour tous ceux qui n'ont pas compris que l'emploi, ici, c'est le tourisme, que tourisme et déchets de plastique ne cohabitent pas facilement sur les photos souvenirs, l'APSIG rappelle simplement que la solution durable, ce n'est pas l'affaire des autres, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a prévu plusieurs dispositions fortes en faveur du recyclage des déchets du BTP.

20/02/2020

Assainissement: quel projet pour Ile Grande ?

La station d’épuration de l’Ile est obsolète, et cet état de fait n’est pas nouveau. Déjà en 2006  les associations locales tentaient de faire bouger le dossier. Mais la mairie de l’époque a toujours « botté en touche » ! Quoi de nouveau désormais ? Du côté mairie, toujours rien ! LTC a été mis en demeure en 2016 par la préfecture des Côtes d’Armor et l’Etat de mettre en conformité les deux stations (le bourg et Ile Grande). S’en est suivi une très longue phase de réflexion et d’études, portant sur l’existant et débouchant sur la perspective de réhabilitation de la station de l’Ile. De ces études (demande formulée fin 2018 auprès du ministère de la transition écologique) il est ressorti que seule une réhabilitation de la station d’Ile Grande est techniquement et financièrement abordable. La filière physico-chimique sera totalement arrêtée et remplacée par un « traitement membranaire » : il s’agit d’un procédé biologique de traitement des eaux dans lequel la clarification conventionnelle est remplacée par de l'ultrafiltration. La station sera dimensionnée pour éviter tout « by-pass » vers la mer. Un progrès ? Certainement car difficile de faire moins !

Cependant, nous émettons sur ce projet quelques réserves que nous produirons auprès de LTC, la mairie, le ministère de la transition écologique et autres organismes concernés.
En phase d’exploitation :
1- La capacité de traitement durant la saison touristique nous semble trop limité (2650 EH) avec un débit d’entrée de 70m3/h en pointe (l’augmentation par rapport à la station actuelle de débit entrant n’est pas démontrée).
2- La non prolongation de l’émissaire de rejet jusqu’au point zéro de la marée nous paraît être un non sens (dispersion, odeurs résiduelles). Nous doutons du bien fondé de la demande de dérogation formulée par LTC à ce sujet.
3- La non prise en compte sérieuse et contrôlée des possibilités d’extension de l’urbanisation (qui demain pour limiter le nombre de résidents usagers, avec quel outils juridiques ?)
4- La plage de Pors Gwen (la plus exposée) n’est pas suivie par l’ARS (Agence Régionale de Santé), nous demandons un suivi avec relevé de mesures et affichage.

En phase travaux : « du fait de la création des ouvrages au sein de l’emprise actuelle, il sera mis en place une installation type unité mobile lors des travaux pour garantir la continuité du service et un traitement « conforme à l’arrêté actuel ». Les modalités de l’installation d’une telle unité mobile sont en cours de définition dans le cadre des études de la future station ». 
1-La durée des travaux (deux ans) est telle qu’il nous semble difficile de tenir un objectif de qualité quant aux rejets durant cette période.
2-Nous excluons toute tentative de ré-emploi de déblais sur le site, comme (hélas) préconisé par LTC.
Programmation : 
Les travaux d’enrochement auraient dû commencer fin 2019. Rien à ce jour ! Le permis de construire devrait être déposé à la mi-2020. Les travaux de réhabilitation de la station devraient commencer mi-2021, pour un achèvement mi-2023. Le parfait achèvement étant programmé pour 2024 ! 

Pour conclure, ce dossier « polluant » a assez trainé, la mairie doit s’impliquer (comme pour le bourg) marquer son intérêt pour cette question environnementale et rendre compte du suivi et de l’avancement de ce qui en l’état n’est encore qu’un projet. La mairie peut-elle faire un point avec LTC et montrer l'existence de financements ?